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Dans cet article, je te présente TOUT mon matériel de photographie culinaire, celui que j'utilise au quotidien : appareils photo, objectifs, accessoires de stylisme et petits trucs en plus. J'avais déjà écrit plusieurs articles séparés sur le sujet, mais celui-ci, plus complet, sera plus simple à suivre.
Je te ferai aussi des recommandations pour du matériel débutant, intermédiaire et pro. J'espère que ça va t'aider !
Commençons par ce qui t'intéresse le plus : l'appareil photo ! Je reçois beaucoup de questions à ce sujet sur Instagram. Mais un petit avertissement s'impose d'abord :
Ce n'est pas l'appareil photo qui fait de belles photos, c'est avant tout l'œil du photographe, la lumière, le style…
Donc si tu veux changer d'appareil « pour faire de plus belles photos », ce n'est peut-être pas la meilleure raison. Te former et apprendre la photographie culinaire te fera progresser bien davantage : même avec un appareil de débutant, tu peux faire de magnifiques photos.
Quand j'ai commencé, j'avais un appareil de débutant : le Canon G7X. Je le recommande, il est très bien. C'est un compact (sans objectif interchangeable), parfait pour débuter : j'ai appris le mode manuel dessus, sans avoir à gérer les objectifs en plus.
Les points positifs :
Les points négatifs :
Voici quelques appareils simples en « moyen format » (APS-C, non plein format). Chez Canon : le 850D, le 2000D/4000D ou le 80D. En compact : le G7X ou le G7X Mark III. Chez Nikon : le D3500 ou le D5600. J'ai aussi vu passer plusieurs fois le Pentax K70, qui a l'air pas mal.
J'ai changé d'appareil en passant à la photo culinaire à temps plein, pour un Canon 6D Mark II, un plein format de niveau intermédiaire/professionnel. Il est vraiment parfait. J'y ai ajouté des objectifs : pour commencer, un Canon 50 mm 1.8 très polyvalent et le zoom 24-105 vendu avec.
Je ne recommande pas forcément l'objectif vendu avec l'appareil, sa qualité est moindre que d'autres zooms. Je détaille les objectifs juste après.
Les points positifs :
Les points négatifs :
Ces modèles (tous en plein format) sont à envisager quand on maîtrise les bases et qu'on veut faire de meilleures photos pour son activité. Chez Canon : le Canon 6D Mark II (intermédiaire) et le Canon 5D Mark IV (professionnel). L'équivalent chez Nikon : le D750 (intermédiaire) et le D850 (professionnel).
Les objectifs dépendent vraiment de ton style. Photos de très près avec beaucoup de détails, ou grandes tablées ? Les besoins ne sont pas les mêmes. Avant de choisir, demande-toi pour quelles photos tu vas l'utiliser. En photographie culinaire, on part plutôt sur un 50 mm 1.8 ou 1.4, ou un zoom. Personnellement, j'ai trois objectifs : le 50 mm 1.8 (polyvalent, pour presque tout), le zoom 24-105 (que je ne recommande pas forcément), et un 100 mm macro.
C'est le premier objectif que je recommande pour tous types de plans en photo culinaire. Autour de 100 €, petit budget et vraiment qualitatif : on peut faire des gros plans de pâtisseries comme des plans plus larges de demi-table. C'est mon objectif à tout faire.

Je ne recommande pas forcément le 24-105 : son ouverture (5.6 minimum) et sa qualité d'image sont des points faibles. Je conseille plutôt le 24-70 Tamron ou Canon (plus cher), de meilleure qualité. J'utilise surtout mon 24-105 pour les grandes tables et les flat lays de très haut, avec mon trépied C-stand.

Je l'attendais avec impatience et finalement je l'utilise peu — c'est pourquoi j'ai pris une marque moins chère (Tokina) plutôt que Canon. Il est très bien pour les photos macro, de très près avec beaucoup de détails (fruits, fleurs zoomés). Pour l'utiliser, il faut soit vouloir un zoom de très près, soit avoir beaucoup de recul dans la pièce (ce qui n'est pas mon cas). Objectif 100 mm macro Canon : entre 999,99 € et 1600 €. Objectif 100 mm macro Tokina : 399 € (attention à bien choisir la monture Canon ou Nikon).



Au début, je voulais un trépied pratique et à petit budget, sans partir sur un Manfrotto traditionnel. J'ai donc choisi un trépied K&F Concept. À l'époque le bras horizontal se vendait à part ; je te mets en lien la nouvelle version avec le bras intégré (autour de 130 €). Je l'ai depuis mes débuts et il est toujours aussi pratique. Ce n'est pas un trépied pro, mais il m'a très bien servie.
Pour les flat lays (vue de dessus), il me fallait un trépied avec un grand bras horizontal, assez haut pour être à plusieurs mètres au-dessus de la scène. J'ai donc pris un C-stand, avec un bras d'1m50 et une hauteur de 3 m. Parfait pour les photos de table en hauteur.

Attention, il est assez lourd et encombrant : je ne le conseille pas aux débutants, c'est plutôt pour les pros avec une pièce dédiée. Pour l'utiliser en mode photo (et non pour des lampes), il faut un adaptateur en plus — j'ai pris le Manfrotto 143BKT (20 €), obligatoire. Retrouve l'article complet sur le C-stand (unboxing et première utilisation).


J'ai investi dans une télécommande (filaire, environ 20 €) qui permet de déclencher à distance. Très pratique pour les photos en action où je dois être sur la scène et déclencher en même temps — par exemple en figurante sous mon C-stand.
Ce câble relie l'appareil à l'ordinateur pour déclencher à distance et voir le rendu directement à l'écran — pratique pour vérifier la composition. J'ai pris le câble Tether Tools USB-C vers micro USB (environ 50 €). Du matériel pro, très rapide, reconnaissable à sa couleur orange. Je l'utilise avec le logiciel Canon EOS Utility 3.
J'utilise parfois un niveau à bulle version photo (petit budget, 5 à 15 €) : un petit cube que je fixe sur l'appareil pour être bien droite dans tous les angles, de haut comme à la verticale.
Un de mes accessoires préférés : mon réflecteur/diffuseur Neewer 5-en-1 (environ 30 € en 80 cm). Quand la lumière est trop forte, il l'adoucit. Il a 4 faces : blanche (réfléchir), noire (absorber), dorée et argent (réfléchir avec différentes teintes). Indispensable quand il y a trop de soleil dans la pièce. J'ai fait un petit tuto sur mon compte @fondphoto.pastryandtravel.
Pour la lumière artificielle, j'ai du matériel de base (pas de flashs pro). J'utilise deux softboxes avec 5 ampoules chacune (2500 W par box), environ 200 € pour deux à trois softboxes. C'est le minimum pour avoir une vraie lumière — n'achète pas des lumières trop bon marché qui n'éclairent rien.
Je m'en sers surtout en hiver quand la lumière manque, et pour mes vidéos ou stop-motion (où il ne faut aucune variation de lumière, impossible à garantir en lumière naturelle). J'avais écrit un article entier sur mes débuts en lumière artificielle.


Voilà pour la lumière artificielle : mon expérience est assez limitée (pas de flash). Il faut du temps pour apprendre à s'en servir. Une règle ULTRA importante : ne jamais placer la lumière face au sujet — privilégie les côtés de la scène, sinon le rendu est horrible.
Tu es ici sur mon site de fonds photo, que je crée et vends dans toute l'Europe : naturellement, j'utilise les fonds de ma boutique pour mes photos. Ils sont fabriqués entièrement en France, avec des encres éco-responsables, et souples (donc faciles à ranger en les roulant).
Ils existent en deux matières : la matière écologique (sans plastique, totalement mate, depuis le début) et le vinyle traditionnel imprimé avec des encres végétales (100 % lisse). Je conseille les fonds clairs en vinyle et les fonds foncés en matière écologique, qui reflètent moins la lumière. Le choix est large, du clair au foncé, du bois au carrelage.
Découvre mes fonds photo pour la céramique par ici.



Tu les retrouves tous dans la boutique. Tu peux aussi créer tes propres fonds avec des planches de bois, des nappes en lin, du tissu… beaucoup de possibilités !
La vaisselle est essentielle en photo culinaire : elle présente les plats et fait partie de ton style. J'ai plusieurs types de vaisselle selon les shootings.
La vaisselle passe-partout, qu'on utilise au début et qui va avec tout. Je l'utilise quand il faut se concentrer sur le produit plutôt que sur le stylisme (un muffin coulant, du granola…). On la trouve un peu partout : HM Home, Galeries Lafayette, Degrenne, Zara Home, Søstrene Grene, Monoprix, Casa, Hema. À petit/moyen prix, parfaite pour débuter. Je prends des tons clairs et neutres (beige, gris). Seul bémol : tout le monde a la même, donc difficile de se démarquer.
Ma préférée : la céramique faite main par des artisans. Magnifique, elle donne un vrai plus et un côté unique aux photos. Le budget n'est pas le même que la vaisselle classique : ce sont souvent des pièces uniques (20/30 € une petite assiette à dessert, jusqu'à 40/50 € pour une grande, voire 80 € pour un plat).
J'ai découvert sur Instagram un collectif de céramistes français, Minuit Céramique, qui organise des ventes communes plusieurs fois par an — c'est là que j'ai acheté mes assiettes bleu ciel de @ln.boul. J'aime aussi beaucoup le travail de Laetitia Fauchère. Voici quelques céramistes français dont j'adore le travail :
(liste non exhaustive)
Dernier type : la vaisselle « vintage », qu'on trouve dans les greniers, en brocante ou chez Emmaüs. Elle apporte de la poésie et raconte une histoire — c'est la meilleure façon de transmettre une émotion : utiliser des objets qui ont eux-mêmes un passé. Petites assiettes style anglais, couverts mats vieillis, tasses, vases, casseroles en cuivre, livres anciens, vieux appareils photo… J'ai récupéré beaucoup d'objets de famille.
Si tu n'en as pas dans ta famille : Emmaüs, brocanteurs, Instagram, Le Bon Coin, Etsy, Selency… Quelques comptes de brocanteurs : Maison Chinée, La Capucine Bleue, Maiascanu, Nid à Poussière.


Au début, je n'avais pas tout ça : j'ai acheté petit à petit. Aujourd'hui je privilégie la belle vaisselle de céramiste, quitte à en avoir moins — la qualité avant la quantité.
Sans surprise, j'utilise Lightroom sur ordinateur pour toutes mes retouches (il existe aussi une version mobile gratuite). J'ai créé mes propres presets pour retoucher plus vite :
Un module entier de ma formation photo culinaire est dédié à la retouche sur Lightroom : on voit comment retoucher avec ton style, apporter lumière, contraste et couleurs naturelles, et donner de la vie à tes images claires comme sombres.
Pour finir, un mot sur ma formation photo culinaire, pensée pour les débutants et niveaux intermédiaires qui veulent améliorer leurs photos, trouver leur style, gagner en confiance et commencer à vivre de leur passion.
C'est un plan d'action sur 30 jours (à suivre à ton rythme), avec 5 modules et plus de 30 vidéos :
Pour voir le programme détaillé de la formation, c'est par ici. Tu peux aussi regarder le témoignage de Léa, une de mes élèves qui a transformé ses photos et gagné confiance en elle.
Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout, j'espère qu'il t'a plu ! Tu connais maintenant tout mon matériel et mes accessoires de photographie culinaire. Si tu as des questions, on se retrouve sur Instagram @pastryandtravel.
Pour aller plus loin, découvre aussi comment éviter les photos floues et comment utiliser les fonds photo.
Belle journée,
Justine

Pas besoin de gros budget : un compact comme le Canon G7X, ou un reflex/hybride d'entrée de gamme (Canon 850D, 80D, Nikon D3500/D5600) suffisent largement pour débuter. L'essentiel est d'apprendre le mode manuel et de soigner la lumière — l'appareil compte moins que l'œil et le savoir-faire.
Le 50 mm 1.8 est le meilleur point de départ : polyvalent, abordable (environ 100 €), il permet aussi bien les gros plans que les plans plus larges. Pour les flat lays de grandes tables, un zoom 24-70 est utile ; pour les détails extrêmes, un 100 mm macro.
Oui, c'est très recommandé : il stabilise l'appareil, évite le flou et permet les vues de dessus (flat lay) avec un bras horizontal. Un trépied abordable type K&F Concept suffit pour débuter ; le C-stand est plutôt réservé aux pros.
Un appareil (même un smartphone récent), un trépied, une fenêtre pour la lumière naturelle, un réflecteur, et quelques fonds photo adaptés à ton univers. Tu complètes ensuite petit à petit avec objectifs, vaisselle et accessoires selon ton style.